Cinéma : rétrospective Mauritz Stiller

Rétrospective cinématographique à la Cinémathèque française

Auteur d’une œuvre de près de cinquante films dont seule une quinzaine a survécu, Mauritz Stiller fut au début des années 1920 l’un des chefs de file et fondateurs, avec Victor Sjöström, de « l’école suédoise » qui contribua par son inventivité à l’avènement du langage cinématographique.

On se souvient généralement de Mauritz Stiller comme du réalisateur qui confia son premier rôle marquant à Greta Garbo, dans La Légende de Gösta Berling (1924). Le film, grandiose apogée du cinéma muet suédois, valut à Stiller son ticket d’entrée à Hollywood, où il n’accepta de se rendre qu’à condition d’être accompagné de sa précieuse actrice. Sur place, Irving Thalberg, célèbre producteur de la MGM, s’accapara Garbo, laissant Stiller s’épuiser sur des films de commande avec Pola Negri, et réduisant peu à peu ses ambitions artistiques à néant. Alors que Garbo s’envolait vers la gloire, Stiller retourna en Suède en 1928, brisé après seulement quatre films achevés aux États-Unis, et mourut de dépit à quarante-cinq ans, au seuil d’un cinéma parlant auquel il avait en quelque sorte ouvert une voie décisive.

Les 16 films projetés :
A travers les rapides (Johan)
Les ailes (Vingarn)
Alexander den store
Amour et journalisme (Kärlek och journalistik)
Balettprimadonnan
Le chant de la fleur écarlate (Sången om den eldröda Blomman)
Hämnaren
Hotel impérial (Hotel imperial)
La légende de Gösta Berling (Gösta Berlings saga)
Leur premier né (Thomas Graals bästa barn)
Madame de Thèbes
Le meilleur film de Thomas Graal (Thomas Graals bästa film)
Le trésor d’Arne (Herr Arnes pengar)
Une querelle de frontière (Gränsfolken)
Vers le bonheur (Erotikon)
Le vieux manoir (Gunnar hedes saga)

Informations et programmation complète

Avec le soutien de l’Institut suédois