Théâtre : Habiter le temps de Rasmus Lindberg

Lecture dans le cadre du 23ème festival La Mousson d’été – rencontres théâtrales internationales.

La Mousson d’été, événement porté par la Maison Européenne des Écritures Contemporaines, est le rendez-vous incontournable des amateurs d’écriture dramatique : pendant 7 jours, lectures, ateliers, spectacles, concerts se succèdent dans le cadre majestueux de l’abbaye des Prémontrés. Auteurs, acteurs, amateurs et public divers s’y retrouvent dans une ambiance familiale pour découvrir, discuter, partager le plaisir de voir des textes prendre vie, la plupart d’entre eux pour la première fois. La Mousson d’été accueille des textes venus des quatre coins du monde. Et cette année, nous retrouvons une pièce du dramaturge suédois Rasmus Lindberg, Habiter le temps, traduite par Marianne Ségol-Samoy.

Les choix que vos grands-parents ont faits dans le passé vous influencent-ils aujourd’hui ? Imaginez-vous assis en face de votre père/mère et de votre grand-père/grand-mère alors qu’ils ont le même âge que vous. Quelles questions leur poseriez-vous ? Que voudriez-vous leur dire ? Qu’est-ce qui vous détermine et vous influence ?

Habiter le temps se déroule dans un espace unique (une maison de famille) à trois époques en même temps : 1913, 1968, 2014. Le destin de trois générations est raconté en parallèle et simultanément. À travers les dialogues, les événements et les époques, trois histoires se mêlent les unes aux autres et constituent une grande saga familiale. Des événements dramatiques ayant lieu en 1913 ont une influence sur 1968 mais également sur 2014.

En 1913 Kristin et Erik sont en pleine crise de couple et se disputent violemment, ce qui aboutit à un drame. Cet événement tragique aura des conséquences non seulement sur la vie de Stefan et Caroline en 1968, mais aussi sur celle de Myriam et Hannele en 2014.

Cette pièce est construite à la fois comme une grande saga familiale et un thriller psychologique où chacun donne progressivement à entendre sa propre version de la réalité. Des couples se déchirent, s’aiment, essayent d’entrer en contact. Les répliques fusent, traversent la pièce, se croisent, se font écho. Les mensonges des uns se répercutent sur ceux des autres. Le texte est habilement composé, comme un chœur polyphonique où chacun chante son désarroi.

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Avec le soutien de l’Institut suédois