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Expo : Hilma af Klint de retour à Paris !

Treize ans après sa révélation en France à travers l’exposition « Traces du Sacré », l’œuvre de l’artiste suédoise Hilma af Klint est de nouveau exposée au Centre Pompidou, Paris. Cette fois, elle fait partie du panel de près de 110 artistes femmes choisies pour leur contribution à l’histoire de l’abstraction. L'exposition Elles font l’abstraction sera présentée du 5 mai au 23 août 2021 Musée national d’art moderne / Centre Pompidou, Paris
Un tableau représentant un cercle en morceaux sur un fond noir

L’exposition Elles font l’abstraction propose une relecture inédite de l’histoire de l’abstraction depuis ses origines jusqu’aux années 1980, articulant les apports spécifiques de près de cent dix ≪ artistes femmes ≫. La commissaire générale Christine Macel et la commissaire associée pour la photographie, Karolina Lewandowska, revisitent cette histoire, tout en mettant en évidence le processus d’invisibilisation des ≪ artistes femmes ≫, à travers un parcours chronologique mêlant arts plastiques, danse, photographie, film et arts décoratifs. Les artistes y sont présentées, selon les termes choisis pour le titre, comme actrices et cocréatrices à part entière du modernisme et de ses suites.

Loin d’un simple catalogage, l’exposition met en évidence les tournants décisifs qui ont marqué cette évolution, les contextes de création spécifiques, les recherches entreprises par les artistes, individuellement ou en groupe, ou encore les expositions fondatrices. Dépassant les hiérarchies traditionnelles réductrices entre high et low art, l’exposition propose une histoire élargie à la danse, aux arts décoratifs, à la photographie, et au cinéma, avec une muséographie rythmée par de nombreux documents, dont des films. Pluridisciplinaire, l’exposition se veut aussi globale et inclut les modernités d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Asie, pour raconter une histoire, à plusieurs voix.

La plupart des expositions dévolues à l’histoire de l’art abstrait ont souvent minoré le rôle fondamental joué par les femmes dans le développement de ce langage plastique. Les dernières avancées historiographiques qu’illustrent les nombreuses monographies et expositions thématiques récentes permettent de réévaluer aujourd’hui l’importance de leur contribution. Cette exposition bouleverse plusieurs présupposés historiques de la chronologie de l’abstraction et questionne les vieux schémas historiques, sans chercher toutefois à en réécrire un nouveau.

Enfin, Elles font l’abstraction intègre l’histoire du féminisme dans les années 1970, à travers les combats menés par les artistes et par les grandes théoriciennes, et questionne la légitimité de la notion « d’artiste femme » en rendant compte des positions des artistes elles-mêmes, avec leurs complexités et leurs paradoxes. Beaucoup se sont en effet positionnées au-delà du genre, quand d’autres revendiquent un art « féminin ». Partant du constat que l’histoire de l’art est sans cesse réécrite à l’aide de nouveaux récits, Elles font l’abstraction propose une autre histoire de l’abstraction, dans la perspective d’une réécriture future de l’histoire de l’art dans laquelle les artistes présentées pourront être définitivement intégrées. C’est dans une telle perspective qu’un colloque est organisé avec l’association Aware pendant l’exposition.

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