© Gun Fransson. Le format de l’image a été modifié.

Date de naissance : 1944
Lieu de naissance : Stockholm, Suède
Lieu de résidence : Paris, France

Où avez-vous été formée ?

En Suède, à Stockholm, tout d’abord à l’Ecole des Arts appelée Nyckelviksskolan, dans la section « textile » et puis à l’Ecole des Arts Konstfackskolan. J’ai fait des stages : dans le grand magasin « NK » chez Astrid Sampe (esquisses pour le textile Industriel, design, graphisme) et dans l’Atelier de Brita Grahn, toujours dans le domaine textile.

Quand et pour quelle raison vous êtes-vous installée en France ?

Après ces études et formations en Suède, je suis venue pour la première fois à Paris à 24 ans et je m’y suis tout de suite plu, je me sentais « chez moi ». Revenue en 1969, je me suis inscrite à l’Ecole des Beaux-Arts, Section Art monumental (fresques) dans l’atelier de Jean Bertholle. Comme beaucoup d’artistes, j’ai travaillé parallèlement, entre autres aux Editions du Seuil (maquettiste et dessinatrice de couvertures de livres) et puis dans des agences de publicité.

Que représente la France pour vous ?

Paris a été un choc culturel, j’étais à l’aise et j’ai ressenti ma liberté d’expression aux Beaux- Arts avec les professeurs et les autres élèves, une atmosphère que je ne trouvais pas en Suède. La France offre une grand diversité dans les couleurs et les images qui ne sont pas les mêmes que dans les pays nordiques.

Et la Suède ?

Grâce à une Fondation suédoise destinée à aider les artistes, créée par Axel Munthe, médecin auprès de la Cour Royale de Suède et écrivain, j’ai obtenu un atelier en résidence à la Villa San Michele sur les hauteurs de Capri (Italie). J’y ai trouvé mon inspiration pour une lithographie, commandée en 2011 par l’Association Artistique Suédoise à Paris pour ses membres.

Quelles sont vos sources d’inspiration et d’où proviennent-elles ?

J’ai mes racines familiales dans l’île de Gotland dans la mer baltique, une île granitique. Elles m’ont rapprochée, en France, des côtes de la Bretagne : là-bas j’ai peint, travaillé en résidence d’artiste à Dinan (Fondation Yvonne Jean-Haffen), exposé à Saint-Malo dans une librairie maritime (La Droguerie de Marine).

Comment vous définiriez-vous et/ou comment définiriez-vous votre travail ?

Comme un artisan qui s’exprime à travers un travail de longue haleine pour réaliser son objectif à travers un travail parfait, toujours passionné, parfois sans limites.