Ici, Linda Williams explore les paysages hybrides : des sites naturels marqués par l’empreinte humaine. Elle a principalement travaillé sur des zones de coupes rases en Suède et sur un ancien site minier. À partir de fragments de bois collectés sur des arbres marqués par l’exploitation humaine, l’artiste fabrique ses propres fusains et pigments. Une fois broyés en une poussière fine, elle les disperse dans l’eau pour saturer le papier ou la toile. Ce processus donne naissance à des silhouettes éthérées de troncs et à des paysages imaginaires — qui se font, d’une certaine manière, l’écho des lieux mêmes dont la matière a été extraite.
Linda explore ainsi l’idée que de nouveaux paysages émergent directement des matériaux issus des sites originels. Ce cycle de création perpétue l’idée que de nouveaux espaces hybrides naissent de son interaction
avec le territoire. La notion de “co-création” avec les paysages imprègne sa série d’empreintes d’arbres. Dans ces œuvres, Linda préserve les textures de pins, de bouleaux et de saules trouvés sur des sites dévastés ou dans des forêts françaises. Pour réaliser ces relevés, elle utilise souvent son propre fusain, fabriqué à partir des arbres marqués rencontrés sur ces lieux.
Née en Suède en 1976, Linda Williams vit et travaille à Paris depuis 2004. Elle a notamment suivi une formation artistique à la Nyckelviksskolan de Stockholm.
En préparation de cette exposition, Linda a collaboré avec la designer suédoise basée à Paris, Diana Jap. Pour Arborescences, Diana a conçu une série d’objets uniques en cuir, dont la matière a été en amont travaillée par Linda à l’aide de sa technique de pigments de charbon. Le résultat final sera dévoilé lors du vernissage, le 12 février.
Vernissage le 12 février de 18h à 21h.
Informations pratiques
- La Moulinette : 81bis rue Lepic, 75018 Paris
- Entrée libre du jeudi au dimanche, de 15h à 19h