Exposition permanente

La Collection de l’Institut Tessin tient une place importante à l’Institut suédois depuis son ouverture. L'exposition est ouverte toute l'année aux mêmes horaires que l'accueil, hors période estivale et hors périodes entre les expositions temporaires. Entrée libre.
Buste d'homme, appartenant à la collection d'art de l'Institut Tessin

Les artistes sont des oiseaux migrateurs qui souvent partent ailleurs pour se former ou chercher l’inspiration. La collection d’art de l’Institut Tessin témoigne de ces mouvements et échanges, particulièrement riches au 18e siècle entre la Suède et la France, entre peintres, sculpteurs et autres graveurs.

La Collection d’art de l’Institut Tessin – ponctuée de joyaux tels que des œuvres signées Gustaf Lundberg, Alexander Roslin, Adolf Ulrik Wertmüller et Louis-Jean Desprez – est un témoin des relations artistiques franco-suédoises du 17e au 20e siècle. L’accrochage présente une sélection des plus belles œuvres qui montrent combien les liens politiques et culturels entre les deux pays sont riches et réciproques.

500

La collection de l’Institut Tessin contient plus de 500 peintures et plus de 5000 œuvres sur papier - dessins, aquarelles et gravures, des sculptures, des médailles et des livres anciens.

Buste en bronze, visage d'homme.
Buste de Gunnar Lundberg. - Photo : Nils Boldt-Christmas
L’initiative de Gunnar W Lundberg
La Collection de l’Institut Tessin tient une place importante à l’Institut suédois depuis que celui-ci a ouvert ses portes en 1971 à l’Hôtel de Marle, dans le Marais. C’est précisément son fondateur, Gunnar W. Lundberg, historien d’art et conseiller culturel près l’Ambassade de Suède à Paris, qui, dans les années 1960, incita l’Etat suédois à acquérir cet hôtel particulier pour offrir à sa collection le cadre qu’elle méritait au premier étage, sous de magnifiques poutres peintes.
Portrait d'une femme en robe rose.
Portrait de Marie Suzanne Giroust par Alexander Roslin. - Photo : Nationalmuseum
Une collection toujours d'actualité
La collection présente une matière importante pour la recherche franco-suédoise sur l’histoire de l’art. Régulièrement, certaines œuvres sont prêtées pour des expositions temporaires en France, en Suède, comme à l’étranger. La collection est depuis 1982 régie par Nationalmuseum en Suède. La plupart de ses œuvres sont aujourd’hui conservées à Stockholm. Le lieu de son exposition permanente demeure néanmoins toujours l’Hôtel de Marle à Paris. Gunnar W Lundberg créa, parallèlement à la collection d’art, une bibliothèque sur le thème de l’histoire de l’art. La majeure partie des ouvrages traitant de l’histoire de l’art suédois sont, depuis 2005, transmises à la Bibliothèque Nordique à Paris.
Portrait d'un homme au cheveux blanc, en veste marron.
Portrait de Tessin par Martin Meytens le jeune. - Photo : Christophe Laurentin
Carl Gustaf Tessin, une source d'inspiration
Le comte Carl Gustaf Tessin (1695-1770) qui inspira Gunnar W. Lundberg pour la création de l’Institut Tessin, était lui-même un grand collectionneur. Homme politique et homme de cour, diplomate, artiste, écrivain et historien, quand le comte devient ambassadeur à Paris en 1739, il est reçu à la Cour comme à la ville et compte de nombreux amis. En courant les boutiques, les ventes aux enchères et les ateliers d’artistes parisiens, Tessin acquiert une collection exceptionnelle. Ces œuvres révèlent à la fois le goût d’un homme et l’émulation artistique qui régnait à Paris dans les années 1730-1740. De retour en Suède, criblé de dettes, Carl Gustaf Tessin se voit contraint, à partir de 1749, de se séparer de sa collection dont une grande partie devient propriété de la Couronne suédoise.