© Nanna Johanson-Quillin. Le format de l’image a été modifié.

Date de naissance : 15.12.1958
Lieu de naissance : Göteborg, Suède
Lieu de résidence : Paris, France

Où avez-vous été formée ?

1977 : Baccalauréat, Lycée Ferney-Voltaire, France.
1978-81 : Beaux- Arts graphiques, Anders Beckmans Skola, Stockholm, Suède.
1988 : Ecole d’Architecture d’Avignon, Technique de la fresque.

Quand et pour quelles raisons vous êtes-vous installée en France ?

Mes parents artistes ont déménagé en France en 1972 lorsque j’avais 14 ans. Je suis retournée en Suède entre 1978-1984, faire mes études de Beaux-Arts. Je suis revenue vivre et m’installer en France d’une façon permanente en 1984 afin de me consacrer entièrement à la peinture. Je trouvais que la France m’inspirait plus dans ma démarche de peintre. Aussi bien pour sa nature que pour la vie culturelle.

Que représente la France pour vous ?

Tout d’abord il y a en France une pulsation et une énergie très stimulante. Je crois que la multitude des peintres à travers les âges en a fait la preuve. Cette énergie se retrouve aussi bien dans la nature que dans la grande métropole mais s’exprime différemment. C’est très créatif en soi.
La côte d’Azur, le Var où j’ai résidé pendant 12 ans avec ses lumières et ses odeurs de la terre réchauffée par le soleil, m’a donné le sentiment d’être chez moi.
Paris où je vis et travaille depuis 1994 et où la Ville de Paris m’a attribuée un atelier-logement, est une immense chance pour moi. Etre dans ce grand brassage culturel, riche en expositions, des grands peintres et artistes de tous horizons, est en soi très stimulant et créatif.

Et la Suède ?

C’est mon pays d’origine, de ma petite enfance. Ce sont mes racines dans les archipels, au cercle polaire avec ses immenses étendues de nature quasi vierge où le silence se fait roi. C’est une partie sauvage en moi qui s’éveille quand je pose mes pieds dans ce pays. C’est aussi là où je me ressource le long des plages infinies dans le sud. J’ai beaucoup exposé à Stockholm, Göteborg et ailleurs, ce qui fait que je maintiens un lien avec la Suède, par le biais du travail. Cela me donne aussi la possibilité de rendre visite à ma famille.

Quelles sont vos sources d’inspiration et d’où proviennent-elles ?

Je puise mes sources d’inspiration dans la nature qui résonne en moi et dans la méditation qui me renvoie au fort intérieur. Ainsi c’est en Inde, en Himalaya et au Népal que ma quête et soif de la lumière, du son et du sens profond de la vie a trouvé écho et réponse : la conscience, l’énergie mère, « Cela même » qui nous anime tous.

Comment vous définiriez-vous et/ou comment définiriez-vous votre travail ?

J’aimerais ne pas me définir, cela délimiterait et enlèverait le sens même de la liberté, de ce grand océan de possibilités infinies qu’est la vie. Quand à mon travail j’espère que c’est un reflet de ce qui est, de ce que je suis, de ce que nous sommes…